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Optimisation du SEO pour les sites e-commerce

Saviez-vous que 93% des internautes commencent leur parcours d’achat par une recherche en ligne ? Le SEO (Search Engine Optimization) est l’art de séduire les moteurs de recherche, mais aussi les utilisateurs, en leur proposant un site e-commerce adapté à leurs besoins et à leurs attentes. Dans un monde numérique où la concurrence est féroce, apparaître en première page des résultats de recherche peut faire la différence entre le succès et l’échec. C’est pourquoi le SEO est un levier stratégique pour tout site e-commerce qui souhaite augmenter sa visibilité et attirer plus de clients.

Dans cet article, nous allons vous présenter trois aspects clés de l’optimisation du SEO pour les sites e-commerce :

  • Comprendre le SEO et son importance pour le e-commerce, en expliquant ce qu’est le SEO et comment il fonctionne pour les sites e-commerce.
  • Les techniques d’optimisation du SEO spécifiques aux sites e-commerce, en détaillant les principales optimisations techniques et éditoriales à réaliser sur un site e-commerce pour améliorer son référencement.
  • Le suivi et l’amélioration continue de votre SEO, en abordant la stratégie de netlinking, qui consiste à obtenir des liens externes de qualité vers son site e-commerce, et en donnant des conseils pour éviter les pénalités des moteurs de recherche.

Comprendre le SEO et son importance pour le e-commerce

Le SEO est une stratégie qui vise à améliorer la visibilité d’un site web sur les pages de résultats des moteurs de recherche (SERPs pour Search Engine Results Page). Pour cela, il faut optimiser différents éléments d’un site web, comme son contenu, son design et sa structure, afin de faciliter sa recherche, son indexation et son classement par les moteurs de recherche, tels que Google.

Le SEO est particulièrement important pour les sites e-commerce, qui doivent se démarquer dans un marché numérique très concurrentiel. En effet, la visibilité en ligne d’une entreprise influence directement sa capacité à attirer des clients potentiels. Or, avec des millions de boutiques en ligne disponibles, les consommateurs ont tendance à privilégier celles qui apparaissent en première page de leurs résultats de recherche. Selon une étude de Backlinko, les trois premiers résultats de recherche Google obtiennent 54,4% de tous les clics.

C’est pourquoi le SEO est un levier essentiel pour les sites e-commerce, qui peuvent ainsi améliorer leur positionnement sur les SERPs, et donc leur visibilité auprès des clients potentiels. Une meilleure visibilité entraîne souvent une augmentation du trafic web, et avec une bonne expérience utilisateur, ce trafic peut se convertir en ventes et en revenus.

Il est donc primordial pour un site e-commerce de maîtriser le SEO et de l’intégrer dans sa stratégie globale. En effet, une bonne stratégie SEO permet non seulement d’attirer des visiteurs qualifiés, mais aussi de les fidéliser, contribuant ainsi à la croissance et au succès de l’entreprise.

Techniques d’optimisation du SEO spécifiques aux sites e-commerce

Pour optimiser le SEO de votre site e-commerce, vous devez mettre en œuvre des techniques adaptées à votre secteur d’activité. Parmi elles, on peut distinguer deux grandes catégories : les optimisations techniques et les optimisations éditoriales.

Les optimisations techniques concernent les aspects liés au fonctionnement et à la performance de votre site web, tels que l’architecture du site, le maillage interne, les balises, la vitesse de chargement, l’adaptabilité aux mobiles, etc. Ces optimisations visent à faciliter la navigation des utilisateurs et des moteurs de recherche sur votre site, et à améliorer l’expérience utilisateur.

Par exemple, vous devez veiller à avoir une structure de site claire et logique, à utiliser des mots-clés pertinents dans vos balises, à réduire le temps de chargement de vos pages, à rendre votre site responsive, etc.

Les optimisations éditoriales concernent les aspects liés au contenu de votre site web, tels que les fiches produits, le blog, les avis clients, etc. Ces optimisations visent à attirer et à fidéliser les utilisateurs, en leur proposant un contenu de qualité, pertinent et original.

Par exemple, vous devez soigner la rédaction de vos fiches produits, en utilisant des titres, des descriptions, des images et des métadonnées optimisés pour le SEO. Vous devez également créer du contenu à valeur ajoutée sur votre blog, en traitant des sujets liés à votre domaine d’activité, à vos produits ou à vos clients. Vous devez également encourager les avis clients, qui sont un facteur de confiance et de crédibilité pour votre site.

Suivi et amélioration continue de votre SEO

Le SEO n’est pas une science exacte, et les algorithmes des moteurs de recherche changent fréquemment. Il est donc primordial de surveiller régulièrement votre SEO, afin de pouvoir adapter votre stratégie en cas de baisse de performance. Pour cela, il est essentiel de suivre et d’analyser les indicateurs de performance clés (KPIs). Ces indicateurs peuvent entre autres inclure le trafic web, le taux de conversion, le taux de rebond, le temps passé sur le site, etc. Ces indicateurs vous permettent de mesurer l’efficacité de votre SEO et d’identifier les points à améliorer.

De plus, recueillir régulièrement des feedbacks des clients et les analyser pour identifier les points de friction communs peut vous aider à anticiper les obstacles que les utilisateurs rencontreront lors du processus d’achat. Ces feedbacks peuvent vous fournir des informations précieuses sur les aspects de votre site qui satisfont vos clients et ceux qui nécessitent une amélioration.

En parallèle du suivi, il est important de continuer à optimiser votre SEO, en mettant à jour régulièrement votre contenu, en créant de nouveaux backlinks (des liens qui pointent vers une page de votre site web depuis un autre site web), ou encore en améliorant l’expérience utilisateur sur votre site. Vous pouvez également utiliser des outils de SEO pour vous aider à optimiser votre service. Ces outils peuvent vous aider à suivre l’évolution de votre trafic, de vos positions dans les résultats de recherche, ou encore à détecter d’éventuels problèmes techniques sur votre site.

Le suivi et l’amélioration continue de votre SEO sont des éléments clés pour le succès de votre site e-commerce. En mettant en œuvre ces stratégies, vous pouvez non seulement améliorer votre positionnement dans les résultats de recherche, mais aussi offrir une meilleure expérience à vos clients, ce qui peut se traduire par une augmentation des ventes et des revenus.

Conclusion

En conclusion, le SEO est un facteur clé de succès pour tout site e-commerce qui souhaite gagner en visibilité et en notoriété. En maîtrisant son fonctionnement, en surveillant ses performances, et en optimisant ses éléments techniques et éditoriaux, les sites e-commerce peuvent améliorer leur positionnement dans les résultats de recherche et donc attirer plus de clients.

Le SEO est un levier stratégique pour le développement d’une entreprise en ligne. En appliquant les bonnes pratiques, en analysant les feedbacks des clients, et en améliorant constamment le service, les entreprises peuvent non seulement offrir une meilleure expérience à leurs clients, mais aussi les fidéliser et, finalement, augmenter leurs ventes.

Cependant, il est important de se rappeler que le SEO est un processus dynamique et évolutif, qui nécessite une veille et une adaptation régulière. Il faut donc rester à l’écoute des changements des algorithmes des moteurs de recherche et des nouvelles tendances du marché.

Analyse des données pour les sites e-commerce

L’analyse des données est la boussole qui guide les entreprises du e-commerce. Elle oriente, facilite la navigation et éclaire les décisions. C’est un outil inestimable pour comprendre la clientèle, optimiser les opérations et anticiper les tendances du futur.

Dans cet article, embarquons pour un voyage passionnant. Plongeons d’abord au cœur du comportement des clients. Découvrons comment l’analyse des données nous révèle leurs désirs, leurs habitudes et leur interaction avec notre site. Poursuivons ensuite notre exploration en examinant comment cette même analyse peut optimiser nos opérations commerciales. Découvrons comment elle met en lumière les points faibles, améliore la gestion des stocks et affine les prix. Enfin, tournons notre regard vers l’avenir grâce à l’analyse prédictive. Voyons comment elle nous permet d’anticiper les tendances à venir et de nous adapter aux changements futurs.

Comprendre le comportement des clients 

Imaginez pouvoir lire dans les pensées de vos clients, comprendre leurs désirs, leurs habitudes. C’est ce que l’analyse des données nous permet de faire. Elle nous donne un aperçu précieux de ce que les clients aiment, de ce qu’ils achètent et de comment ils interagissent avec notre site.

Et avec ces informations, nous pouvons leur offrir une expérience sur mesure, qui les fera revenir encore et encore. Nous pouvons personnaliser les recommandations de produits, optimiser les heures de promotion et résoudre les problèmes qui entravent les conversions. En bref, l’analyse des données nous permet de comprendre nos clients comme jamais auparavant.

Exemple 1 

Supposons qu’un client visite fréquemment une page de chaussures de sport sur un site e-commerce, mais ne fait jamais d’achat. L’analyse des données peut révéler que le client quitte la page lorsqu’il voit les frais de livraison. Cela peut inciter l’entreprise à revoir sa politique de livraison pour améliorer les conversions.

Exemple 2 

Considérons un autre client qui ajoute fréquemment des articles à son panier, mais abandonne le processus de paiement. L’analyse des données pourrait révéler que le client quitte le site lorsqu’il est invité à créer un compte. Cela pourrait inciter l’entreprise à proposer une option de paiement en tant qu’invité, ce qui pourrait augmenter les conversions.

Optimisation des opérations commerciales 

Maintenant, imaginez qu’on vous donne pour mission de rendre votre entreprise plus efficace, plus rentable. Quelle direction prendre ? Comment la choisir ? 

C’est là que l’analyse des données entre en jeu. Elle nous aide à identifier les points faibles, à améliorer la gestion des stocks et à optimiser les prix. Et le meilleur dans tout ça ? On peut mesurer l’efficacité de nos campagnes marketing et prendre des décisions basées sur des faits, pas juste des suppositions. 

En analysant les données de vente, on peut identifier quels produits se vendent le mieux, à quel moment de l’année ils sont le plus demandés et quels sont les facteurs qui influencent leur popularité. Ces informations peuvent ensuite être utilisées pour optimiser la gestion des stocks, planifier les promotions et fixer les prix de manière plus efficace.

Exemple 1

Imaginons une entreprise qui constate une accumulation de stocks pour certains produits. L’analyse des données pourrait révéler que ces produits sont moins populaires pendant certaines saisons. L’entreprise pourrait alors ajuster ses commandes en fonction des saisons pour éviter une accumulation de stocks.

Exemple 2 

Prenons l’exemple d’une entreprise qui lance une nouvelle campagne marketing. L’analyse des données pourrait montrer que la campagne est particulièrement efficace auprès d’un certain groupe démographique. L’entreprise pourrait alors cibler davantage ce groupe dans ses futures campagnes pour maximiser l’efficacité de son marketing.

Prévision des tendances futures 

Et si on pouvait prédire l’avenir ? Eh bien, avec l’analyse prédictive, on peut le faire ! Elle utilise des techniques statistiques pour prédire le comportement futur des clients. Cela peut nous aider à nous préparer et à nous adapter aux changements à venir. Par exemple, en utilisant l’analyse prédictive, on peut prévoir quels produits seront populaires dans les mois à venir, quelles seront les tendances de consommation et comment le comportement d’achat des clients pourrait changer. Ces prévisions peuvent ensuite être utilisées pour planifier les stocks, les promotions et les stratégies de marketing à l’avance.

Exemple 1 

Supposons qu’une entreprise de mode utilise l’analyse prédictive pour anticiper les tendances de la saison prochaine. En analysant les données des saisons précédentes et les tendances actuelles, elle pourrait prévoir que les vêtements éco-responsables seront la prochaine grande tendance et ajuster sa production en conséquence.

Exemple 2

Prenons l’exemple d’un site e-commerce qui utilise l’analyse prédictive pour anticiper les comportements d’achat pendant les périodes de fêtes. En analysant les données des années précédentes, le site pourrait prévoir une forte demande pour certains produits et augmenter ses stocks à l’avance pour éviter les ruptures de stock.

Conclusion 

En conclusion, l’analyse des données, c’est un peu comme notre super-pouvoir dans le monde du commerce électronique. Elle nous donne des informations précieuses qui peuvent nous aider à améliorer l’expérience utilisateur, à optimiser nos opérations et à anticiper les tendances futures. Et dans un monde où la concurrence est de plus en plus forte, ce super-pouvoir est plus important que jamais. 

Alors, prêts à l’utiliser ? C’est un voyage passionnant qui nous attend, et l’analyse des données est notre guide. Alors, embarquons ensemble pour cette aventure passionnante dans le monde du commerce électronique !

Législation et réglementation du e-commerce

Imaginez un monde où les magasins n’ont pas de portes, où les vitrines sont accessibles 24h/24 et où vous pouvez faire vos emplettes tout en profitant du confort de votre canapé. Ce monde, c’est celui du e-commerce, un univers fascinant qui ne connaît pas de frontières.

En France, ce secteur en pleine croissance est soutenu par un cadre législatif et réglementaire solide, conçu pour protéger les consommateurs et garantir des transactions équitables. Cet article explore les lois et réglementations qui encadrent le e-commerce en France, en soulignant les responsabilités des e-commerçants et les droits des consommateurs.

Cadre législatif général du e-commerce

La loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) est la pierre angulaire de la législation du e-commerce en France. Elle transpose la directive européenne sur le e-commerce et définit les obligations des e-commerçants, notamment en ce qui concerne les mentions légales, les conditions générales de vente (CGV), et la gestion des données personnelles.

La LCEN établit également les règles relatives aux contrats de vente, aux délais de livraison, aux moyens de paiement et au droit de rétractation des clients.

En résumé, la LCEN garantie que votre achat en ligne ne se transforme pas en cauchemar logistique ou en mauvaise surprise juridique, et veille à ce que chaque étape de votre transaction soit aussi claire et limpide que l’eau de roche.

Par exemple :

Un e-commerçant comme PDC, leader dans la fabrication de solutions d’identification telles que les bracelets événementiels et les badges, doit afficher de manière transparente ses mentions légales, y compris son numéro SIRET, l’adresse de son siège social et ses conditions générales de vente. En plus de ces informations, PDC doit fournir des détails précis sur chaque produit proposé.

Par exemple, pour un bracelet d’identification en Tyvek destiné à un festival, le site devrait lister les options de personnalisation disponibles, les matériaux utilisés, les instructions de pose, ainsi que toute certification relative à la durabilité ou à la sécurité du produit. Concernant la gestion des données personnelles, PDC doit informer ses clients de leur droit à accéder, rectifier ou supprimer leurs données, en accord avec la LCEN, et indiquer clairement comment ces droits peuvent être exercés.

Le site pourrait offrir un espace client sécurisé où les utilisateurs peuvent gérer leurs informations personnelles, ou mettre en place un service clientèle accessible pour répondre à toute question concernant la protection des données.

Protection des consommateurs et pratiques commerciales

La protection des consommateurs est au cœur de la réglementation française du e-commerce. Des règles spécifiques sont mises en place pour prévenir les pratiques commerciales déloyales et garantir une information claire et transparente.

Les boutiques en ligne sont tenues de fournir aux consommateurs un récapitulatif détaillé des étapes de la commande avant la conclusion d’un contrat de vente à distance. Cela inclut :

  • Le détail des articles.
  • Le prix total incluant les frais de livraison.
  • Les modalités du droit de rétractation.
  • Ainsi que les frais de retour en cas d’échange ou de remboursement.
  • Il est également impératif de communiquer clairement les coordonnées de l’entreprise.

Par exemple :

Lorsqu’un client commande une paire de chaussures en cuir sur Bexley, réputé pour ses chaussures de qualité, il doit recevoir un récapitulatif détaillé de sa commande. Ce résumé doit inclure une description précise des chaussures, le prix, les frais de livraison et les informations sur la politique de retour de Bexley.

Si le client souhaite retourner les chaussures parce qu’elles ne lui conviennent pas, que ce soit en termes de taille, de confort ou de style, Bexley doit clairement indiquer les étapes à suivre pour le retour, ainsi que les frais de retour éventuels.

Bexley s’engage à offrir une expérience client de qualité, en assurant une communication transparente et en fournissant toutes les informations nécessaires pour une prise de décision éclairée. De plus, si les chaussures sont retournées dans leur état d’origine, Bexley propose un remboursement intégral ou un échange, selon les préférences du client, et ce, dans le respect des conditions énoncées dans leurs CGV.

Traitement des données personnelles et sécurité

Le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) impose des exigences strictes en matière de protection de la vie privée et de sécurité des données personnelles. Les e-commerçants doivent informer les utilisateurs sur la collecte et l’utilisation de leurs données, obtenir leur consentement et mettre en œuvre des mesures adéquates pour garantir la sécurité des données.

Le non-respect du RGPD peut entraîner des sanctions importantes, soulignant l’importance de la conformité.

Par exemple :

Sur le site internet de Cabesto, spécialisé dans la vente d’équipements pour les activités de plein air comme la pêche, la plongée et la randonnée, la collecte des données pour des recommandations personnalisées est réalisée avec le consentement explicite des clients. Lorsqu’un utilisateur souhaite acheter une tente de camping, par exemple, il peut choisir de recevoir des suggestions de produits similaires en acceptant la collecte de ses données de navigation.

Pour sécuriser les transactions, Cabesto utilise un cryptage SSL, assurant la confidentialité des informations échangées. Conformément au RGPD, le site fournit des informations détaillées sur l’utilisation des données personnelles et offre aux clients la possibilité de gérer leurs préférences de confidentialité à tout moment.

Conclusion

Explorer le paysage du e-commerce en France, c’est s’engager dans un récit moderne où chaque acteur joue un rôle clé. Les consommateurs sont les protagonistes de cette histoire, tandis que les entreprises forment les bastions de l’innovation et du service. Les réglementations, quant à elles, tissent la trame d’un code éthique qui guide les interactions dans cet espace virtuel.

Ces règles ne sont pas figées dans le temps ; elles évoluent avec la société, s’adaptant aux nouvelles technologies et aux attentes des citoyens. Elles contribuent à créer un environnement numérique sûr et transparent, où les droits des consommateurs sont protégés et où les entreprises peuvent prospérer dans le respect des règles.

À mesure que le secteur du e-commerce s’étend, il devient essentiel que les décideurs politiques et les acteurs du marché collaborent étroitement pour affiner et actualiser ces directives, garantissant ainsi un avenir prospère pour tous dans le monde numérique.

Sources / En savoir plus :

  • https://entreprendre.service-public.fr/vosdroits/F23455
  • https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Consommation/Electricite-gaz-naturel/Pratiques-commerciales-deloyales
  • https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/Publications/Vie-pratique/Fiches-pratiques/E-commerce-regles-applicables-au-commerce-electronique

Les bonnes pratiques de la page panier

La page panier d’un site marchand est LA page à laquelle il faut prêter une attention tout particulière. Cette page doit comporter certaines informations clés pour transformer le visiteur en client. Pour cela il est crucial que ces informations soient claires, limpides, utiles et surtout rassurer le client pour qu’il puisse finaliser sa commande.

Alors pour optimiser votre page panier afin de guider vos clients vers l’achat, voici une liste non exhaustive d’idées, conseils, préconisations et mises en garde.

1- Accessibilité

La page panier de votre site marchand se doit d’être complète mais surtout accessible depuis n’importe quelle page visitée. En un clic, le visiteur doit pouvoir dérouler, consulter ou encore accéder à son panier. Généralement l’aperçu panier est visible en haut à droite de n’importe quelle page du site. Les informations classiques à retrouver dans le panier sont : le nombre d’articles (avec la photo, la quantité sélectionnée, le tarif par produit).
Mais attention à ne pas en faire trop, au risque de polluer le contenu du site (exemple : le panier qui chevauche le contenu)
Bien que cela puisse paraître évident, il n’est jamais inutile de le redire : être vigilant à proposer un site responsive !

À ce stade, le visiteur n’a pas encore finalisé ses achats. Il est donc important que cet aperçu panier redirige vers une vraie page panier complète pour récapitulatif détaillé de la commande. Veillez à ne pas demander trop d’engagement au visiteur (connexion, création de compte, authentification) si celui-ci n’a pas encore accédé à la page panier. La possibilité de finaliser ses achats avec un mode invité est de plus en plus appréciée par les clients.

2- Lisibilité

La page panier est une étape incontournable même obligatoire, pour que le client puisse finaliser sa commande. Il est donc essentiel que les informations liées aux produits choisis mais aussi aux modalités de paiement et de livraison soient claires et rapidement identifiables. Mais il est également important d’être cohérent avec ses choix. Par exemple si le client à choisi une paire de sneakers blanches, ne pas afficher la vignette produits de la paire en couleur noir.
Il peut également être pertinent de suggérer au client des achats complémentaires. Pour reprendre l’exemple de notre paire de sneakers, pousser les produits d’entretien ou encore la paire de chaussettes adéquates. Mais attention à ne pas ajouter trop de cross-selling au risque de multiplier les informations superflues qui perturberaient la bonne lisibilité de la page.

3- Liberté

Le client doit pouvoir jusqu’à la dernière minute, ajuster, modifier, changer ou encore ajouter les articles présents dans son panier. Tout comme supprimer son panier dans sa globalité. Il est crucial de lui offrir la liberté d’organiser ses achats comme bon lui semble : changement de taille, de couleur, de quantité, modification du mode de livraison, du moyen de paiement, ajouter un emballage cadeau … Cet éventail de possibilités ne doit pas être au détriment de l’ergonomie ! Il ne faut pas que le processus soit laborieux au risque d’agacer et de perdre le client.
La possibilité de sauvegarder son panier ou même de le classifier (exemple achats maison) est aussi une fonctionnalité de plus en plus appréciée par les internautes. Cela implique d’être vigilant sur les abandons de panier et/ou oubli ! La mise en place de solution Webmarketing est une bonne option pour relancer les clients n’ayant pas encore validé leur panier mais pas que ! Probance est une solution complète de webmarketing donc l’objectif est d’envoyer le bon message à la bonne personne et au bon moment : post visite, abandon de panier, renouvellement d’achat, up et cross sell …
Rester en permanence en contact avec vos clients est la clef du succès.

4- Transparence

En consultant sa page panier, le client est déjà bien engagé dans sa décision d’achat mais rien n’est joué tant qu’il n’a pas cliquer sur le bouton de validation.
Alors pour le rassurer dans sa démarche, prônez la transparence ! Notamment sur les informations contact (numéro de téléphone, chat en ligne, email SAV …), mais aussi sur les services associés pouvant rassurer et aider le client dans ses réflexions (FAQ, retour client, fiche entretien …). Afficher clairement les solutions de paiement reste une bonne pratique incontournable comme les logos des divers moyens de paiement acceptés (CB, VISA, Mastercard …) ou encore les facilités de paiement possibles.
Il en est de même concernant les modes de livraison en affichant les frais de traitement et de livraison, en laissant le choix d’un mode standard à express, les conditions de retour … Il est même possible d’afficher clairement le mode de livraison le plus avantageux par rapport à la position géographique du client.

La page panier est aussi un endroit privilégié pour les incitations commerciales, on entend par là, l’affichage d’un message d’information indiquant le montant nécessaire pour bénéficier des frais de port gratuits par exemple.
Ou encore pousser un message/crosell permettant de bénéficier de tarifs sur un lot produits, un rappel des promotions et autres offres en cours. On peut même aller jusqu’au coupon de réduction pour les nouveaux clients.

Il est possible d’ajouter d’autres éléments de réassurance mais ne pas trop en abuser au risque de perdre le client et même de lui faire peur/douter.

Conclusion

Il existe de nombreuses façons d’améliorer, optimiser la page panier de son site marchand.
La priorité est d’identifier les points bloquants qui font grimper le taux de paniers abandonnés. Rien de mieux qu’un audit pour avoir un œil extérieur et prioriser les problèmes de compréhension lorsque le visiteur sera face à cette page panier. Cela permettra d’apporter les correctifs pour faciliter l’entrée vers le tunnel de commande dans les meilleures conditions. Contactez nos experts dès maintenant !

Avoir un site green, c’est possible !

Il y a déjà un an, nous vous parlions de Sobriété Numérique (relire l’article) pour la simple et bonne raison que cette thématique est devenue progressivement incontournable pour l’ensemble des acteurs du Digital.

Pour rappel, la sobriété numérique est une approche visant à réduire l’impact environnemental du numérique en optimisant l’usage et la consommation des ressources. Elle englobe des mesures comme la réduction de la taille des données, l’optimisation de la performance des sites web et applications, et le choix d’hébergements éco-responsables. Objectif : réduire l’impact environnemental du numérique tout en offrant une expérience utilisateur de qualité.

Pourquoi un essor aussi rapide de la Sobriété Numérique ?
Tout d’abord, car le secteur du numérique est responsable de près de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, avec une tendance d’augmentation de +8% par an (!). Face à ces chiffres alarmants et à l’augmentation du dérèglement climatique qui frappe désormais chaque année l’ensemble des continents du monde, les professionnels comme les utilisateurs des services numériques deviennent plus attentifs, aux valeurs environnementales de leurs fournisseurs.

Quels objectifs se donner ?

Pour tenir l’objectif de réchauffement de 1,5 degrés, l’ensemble des secteurs à l’échelle mondiale doivent réduire de 7 à 8% par an leurs émissions. Le numérique a bien un rôle à jouer pour aider d’autres secteurs à se décarboner, mais il est certain qu’il ne pourra pas échapper lui-même à une baisse du même ordre de grandeur.

Alors que peuvent faire les professionnels du Digital et en particulier les gestionnaires d’applications web ? Les acteurs du numérique ont un rôle crucial à jouer en mettant en œuvre en premiers lieux :

  • des évaluations et suivi de l’impact environnemental de leurs applications
  • des optimisations afin de rendre leurs applications plus “frugales”
  • de faire des choix responsables en matière d’hébergement

Dans cet article, nous allons faire un focus particulier sur ce qu’il est le plus important à mettre en œuvre en terme de Sobriété Numérique dans les contextes de sites marchands, qu’ils soient déjà existant et en production, ou qu’ils soient en cours de conception.

Quels sont les critères à prendre en compte pour optimiser un site marchand ?

Si vous gérez déjà un site marchand, plusieurs mesures peuvent être prises immédiatement pour réduire son empreinte carbone.

Nous vous avons regroupé ici les 6 éléments clés pour rendre votre site écologique :

1- Le bon dimensionnement des images

Utiliser des images de la taille exacte nécessaire pour chaque emplacement sur le site permet non seulement de réduire le temps de chargement, mais aussi de minimiser l’utilisation de la bande passante, ce qui est bénéfique d’un point de vue environnemental en particulier si l’internaute utilise un réseau mobile 3G ou 4G.

2- La compression et le format des images

Des formats comme WebP ou AVIF offrent une excellente qualité d’image tout en étant moins lourds que les formats traditionnels comme JPEG ou PNG. Le choix du bon format et le paramétrage d’une bonne compression peut réduire drastiquement la taille des fichiers, ce qui accélère le temps de chargement et réduit la consommation d’énergie. Ces ajustements peuvent être effectués manuellement, ou bien automatisés avec des outils externes comme TwicPics.

3- La mise en place du « lazy-loading »

Le « lazy-loading » est une technique qui permet de charger les images uniquement lorsqu’elles apparaissent dans le champ de vision de l’utilisateur. Dans un site marchand, et particulièrement dans une page contenant une grande liste de produits, cette technique va énormément contribuer à économiser des ressources réseau et à améliorer la performance du site.

4- L’optimisation du code javascript

Un code Javascript mal optimisé peut ralentir considérablement un site en monopolisant des ressources inutilement sur le terminal de l’utilisateur. Les optimisations dans le Javascript peuvent s’avérer complexes lorsque le site est déjà construit, par conséquent il est très important de le prendre en compte dès la phase de conception. Il reste néanmoins possible de compresser et de “minifier” (c’est le terme) le contenu afin de le rendre plus léger sur le réseau, mais aussi de rendre le chargement asynchrone si le Javascript n’est pas indispensable pour le rendu visuel.

5- La mise en place de cache serveur

L’idée d’un cache serveur est de stocker des versions “précalculées” de tout ou partie du site, ce qui réduit considérablement l’impact du chargement de la page au niveau de la plateforme d’hébergement. De notre expérience dans la mise en œuvre d’une sobriété numérique sur des sites déjà existants, nous avons pu constater qu’une bonne gestion du cache serveur peut permettre de diviser par 10 l’empreinte environnementale du site chez l’hébergeur ainsi que les coûts d’hébergement ! C’est une optimisation gagnante sur tous les tableaux.

6- La réduction du nombre de requêtes HTTP

Chaque élément d’une page web, qu’il s’agisse d’une image, d’un fichier CSS ou d’un script, nécessite une requête HTTP pour être chargé. La réduction du nombre de ces requêtes, par exemple en utilisant des sprites CSS ou en “in-lineant” des petits fichiers CSS et Javascript, peut avoir un impact significatif sur la performance du site. A noter que dans un environnement HTTP 2.0 cette recommandation fera moins de sens car les requêtes à destinations d’un même site se retrouveront automatiquement regroupées.

Une fois mise en œuvre, l’ensemble de ces actions auront un impact très significatif sur la bonne sobriété du site. Vous aurez noté que sur une majorité de bonnes pratiques à mettre en œuvre, on constate que l’optimisation de la Performance Web et la Sobriété Numérique sont finalement étroitement liées ! En effet, ces actions d’optimisation économisent des précieuses ressources mais permettent également des gains dans les temps de chargement, ce qui va par rebond :

  • améliorer l’expérience utilisateur
  • améliorer le taux de conversion
  • améliorer le taux de rebond
  • et améliorer le classement SEO !*

*NB : Attention, ce point est largement débattu dans les diners de Noël des professionnels du SEO 😀 qui n’arrivent pas vraiment à s’accorder sur le véritable poids de la vitesse sur le référencement des pages. La difficulté réside dans l’opacité qu’entretient Google sur son algorithme de référencement d’un côté, et l’importance que Google donne pourtant au sujet de la vitesse de chargement dans toutes ses communications et outils comme Google Pagespeed Insights ou encore Google Lighthouse.

Quel hébergement pour un site “green” ?

L’hébergement est souvent négligé dans les discussions sur la sobriété numérique, mais pourtant il représente une part significative de l’empreinte environnementale d’un site web. En effet, d’après la très récente étude d’Eric Fourboul de Hubblo.org sur les impacts importés des datacenters, l’usage des centres de données utilisés par les entreprises françaises représenterait 42% de leur empreinte carbone pour la partie numérique.

Alors comment rendre cet hébergement plus écologique ? Soyons clairs, dans un premier temps l’action la plus importante reste de rendre le site le plus “sobre” possible afin qu’il nécessite très peu de ressources pour son fonctionnement ! Une fois cette opération réalisée, alors il sera encore plus vertueux d’aller utiliser ces ressources informatiques auprès d’un hébergeur ayant travaillé également son empreinte environnemental (par exemple Neutral IT)

Pour juger des aspects environnementaux de l’hébergeur, plusieurs critères doivent être pris en compte :

1- L’efficacité énergétique du centre d’hébergement

Il s’agit des mesures prises pour optimiser l’efficacité énergétique des serveurs et des installations. Cela peut inclure des systèmes de refroidissement avancés et une gestion efficace de la consommation électrique. L’unité généralement utilisée pour décrire cette efficacité est le PUE pour “Power Usage Effectiveness”. Dans cette notation, plus la note est proche de 1 et plus l’efficacité est bonne. Nous vous invitons donc à bien comparer les offres d’hébergement au regard de ce critère.
Relire notre article l’hébergement éco-responsable

2- Le pays d’hébergement et son mix électrique

La plateforme d’hébergement est-elle située dans un pays où l’électricité est peu carbonée ? Ce critère est important, car rien qu’à l’échelle de l’Union européenne, l’utilisation de l’électricité par les centres de données va émettre des émissions extrêmement différentes selon les pays. Typiquement, quand un serveur émet 85g de CO2 en France, un serveur identique en Irlande émet 350g de CO2 en Irlande ou 630g en Pologne (!).

3- La source d’énergie

L’hébergeur utilise-t-il des énergies renouvelables pour alimenter ses data centers ? Au-delà du mix électrique du pays, il est assez logique de privilégier les hébergeurs qui investissent investissent dans la production d’énergie renouvelable comme l’éolien, le solaire ou l’hydroélectricité. Opter pour un hébergeur qui s’engage à utiliser 100 % d’énergie renouvelable peut faire la différence dans votre démarche de Sobriété Numérique. Au-delà de vos efforts d’optimisation, c’est aussi une excellente manière de réduire l’impact carbone de vos usages numériques restants.

4- Certification environnementale

Lors de votre choix d’hébergeur, il est important de vérifier si celui-ci détient une certification environnementale, notamment l’ISO 14001. Cette certification est un gage de qualité et d’engagement en matière de gestion environnementale. Elle atteste que l’hébergeur a mis en place un système de management environnemental visant à réduire son impact écologique de manière continue. Ce critère est souvent un indicateur fiable de la volonté de l’entreprise à s’engager dans une démarche éco-responsable.

Comment mesurer la Sobriété Numérique ?

Vous avez sûrement déjà entendu l’adage qui dit qu’on ne peut pas améliorer ce qu’on ne mesure pas. Sur ce point, la Sobriété Numérique ne fait pas exception ! Certes il est toujours possible de s’améliorer “à l’aveugle” mais cela ne pourra pas être efficace car vous n’aurez aucune garantie que les points que vous optimisez sur vos sites sont les plus importants.

Pour faire un premier état des lieux de votre Sobriété Numérique, notre partenaire Quanta a lancé cette année un outil gratuit en ligne : Quanta.green. Ce site vous permet d’obtenir instantanément votre Score de Sobriété Numérique, une notation calculée sur la base de l’impact du site en équivalent CO2 émis par clic sur le site, ainsi que d’une notation de respect des principes de l’éco-conception. Le tout donne un score unifié sur 100, présenté également en lettre de A à F comme un NutriScore(c) mais pour les sites Internet :

Pour aller plus loin, vous pouvez ensuite opter pour des outils davantage orientés sur la présentation des axes d’améliorations. Toujours gratuitement, les développeurs peuvent utiliser la console de Chrome pour repérer des éléments tels que le poids des pages, le nombre de requêtes serveur et le temps de chargement. Cependant, réaliser ces recherches manuellement sur l’ensemble des pages du site sera fastidieux et les priorités ne seront pas simples à identifier.

Si vous cherchez une analyse plus complète et automatisée, Quanta dans sa version payante offre la possibilité de faire des tests réguliers pour identifier précisément les éléments à améliorer sur l’ensemble des pages de votre site notamment via un moteur de Real User Monitoring. Ainsi, vous pourrez travailler l’empreinte environnementale de votre site de façon efficace et “ROIste” en commençant par les améliorations ayant le plus de poids en premier.

Conclusion

Dans un contexte de prise de conscience et d’attente de plus en plus importante des consommateurs envers les engagements environnementaux des marques, la Sobriété Numérique ne devient plus une option mais une nécessité. La bonne nouvelle est que cette démarche de Sobriété Numérique représente plusieurs co-bénéfices comme l’amélioration de l’expérience utilisateur ou encore la réduction de coûts en hébergement, des raisons supplémentaires pour se lancer !

Que cette démarche soit menée lors du démarrage d’un projet ou bien en amélioration d’un site existant, les outils et méthodes sont accessibles et à portée de tous. En tout premier lieu, un test de quelques minutes sur Quanta.green permettra d’en savoir + sur le niveau actuel du site. Et pour entreprendre une démarche d’amélioration, les équipes TBD et Quanta se tiennent à votre disposition pour vous accompagner sur ce sujet.

A propos de Quanta

La société Quanta est dans une mission de rendre le Web soutenable vis à vis des limites planétaires. Pour se faire, elle offre des services gratuits et payants selon les cas permettant d’agir concrètement sur la réduction de l’empreinte environnementale des sites Internet. Depuis 2021, Quanta s’est par ailleurs engagée dans une démarche de réduction de ses propres impacts environnementaux du numérique afin de rester dans le scénario 1,5 degrés. A date, Quanta a dépassé cet objectif et affiche une baisse continue de -10% par an en moyenne.

Accessibilité web

Parler d’accessibilité web lorsque l’on est valide, ne paraît pas être un sujet d’urgence, et pourtant ! On compte plus d’un milliard de personnes dans le monde vivant avec une forme de handicap (visuel, moteur, auditif, cognitif). Autant de personnes dont l’accessibilité web est difficile voire douloureuse car encore aujourd’hui, plus de 70% des contenus web ne sont pas accessibles. Au-delà de pouvoir avoir accès à de nombreux services essentiels (accès à son compte bancaire, déclaration de ses impôts, prise de rendez-vous médical …), cette partie de la population est coupée d’un nombre important de sites marchands : réservation de vacances en ligne, achats divers et variés …
C’est pourquoi depuis 2012 tous les sites publics doivent être accessibles et conformes à l’ensemble des critères du RGAA (Référentiel Général de l’Amélioration de l’Accessibilité) qui permet de contrôler la bonne conformité. En 2025 cette obligation touchera l’ensemble des sites web.

Rendre son site e-commerce accessible à tous, ça se réfléchit dès maintenant, et c’est pourquoi avec notre partenaire AccessiWay nous faisons le point pour vous.

1- L’accessibilité web – définition

L’accessibilité numérique désigne un ensemble de règles et de bonnes pratiques qui permettent de rendre les contenus et services digitaux accessibles à tous, et notamment aux personnes en situation de handicap (auditif, visuel, cognitif, moteur).
En France, 12 millions de personnes vivent avec un handicap soit 14% de la population qui éprouve des difficultés à interagir avec des contenus non adaptés.
Prenons l’exemple d’handicaps visuels (Daltonisme – Presbytie – Cécité). Les personnes concernées vont être à la recherche de sites pouvant leur permettre d’adapter les couleurs, la police des textes (taille), d’utiliser une loupe numérique ou encore un système de commande vocale.
L’accessibilité numérique vise à favoriser l’accès au web pour tous, sous toutes ses formes et sur n’importe quel support : site internet, extranet, intranet, applications mobiles, documents bureautiques, pdfs, objets connectés, mobiliers urbains, etc.

2- Législation & normes

Côté légal en France, c’est la Réglementation Générale d’Amélioration de l’Accessibilité (RGAA) qui fait foi. Elle fournit à la fois des obligations et une méthode technique d’évaluation du niveau d’accessibilité. 

Quelles organisations sont concernées par le RGAA ?

Depuis 2009, les administrations publiques et les services de l’Etat.
Depuis 2020, les entreprises réalisant +250 millions de chiffre d’affaires en France depuis 3 ans et les organismes de droit privé délégatairse d’une mission de service public ou d’intérêt général.
A partir du 28 juin 2025 (date de l’entrée en vigueur de la directive européenne sur l’accessibilité des produits et services), toutes les entreprises de +2 millions de chiffres d’affaires et/ou de +10 salariés seront concernées.

Quels supports sont concernés par la réglementation ?

  • Les sites internet, intranet, extranet, les progiciels dès lors qu’ils sont utilisés au travers d’un navigateur web.
  • Les applications mobiles
  • Le mobilier urbain pour leur partie applicative ou interactive (hors système d’exploitation ou matériel)

Alors comment être en conformité ?
Il n’est pas question de “refonte totale” mais bien de mise en conformité pour tendre petit à petit vers un site et/ou une application 100% accessible qui suit le cadre légal. En plus de suivre les préconisations de la RGAA, à retenir que votre organisation doit suivre les points suivants :

  1. une déclaration d’accessibilité sur l’ensemble des supports concernés, c’est-à-dire de fournir une page dédiée à l’accessibilité numérique disponible sur l’ensemble des pages du service de communication et dans laquelle figure :
    • l’état de conformité (obtenu grâce à un audit et valide 3 ans sans modification importante), non-conformité : de 0%-49% ou s’il n’existe aucun audit
      conformité partielle : si au moins 50% des critères RGAA sont respectés
      conformité totale : si 100% des critères RGAA sont respectés
    • un signalement des contenus non accessibles,
    • des dispositifs d’assistance et de contact,
    • la mention de la faculté pour la personne concernée de saisir le Défenseur des droits.
  2. un schéma pluriannuel,  présentant la politique de l’entité concernée en matière d’accessibilité numérique (valide 3 ans).
  3. un plan d’action annuel, accompagnant le schéma pluriannuel pour présenter annuellement les actions mises en place et les actions prévues au cours de l’année.

Quelle méthode d’évaluation utiliser pour faire un audit ?

Pour une entreprise française et européenne, on peut prendre pour référence les 3 normes applicables en accessibilité numérique suivantes :
. le référentiel international : WCAG 2.1 (Web Content Accessibility Guidelines), faisant partie des règles du W3C (World Wide Web Consortium). Constitue la référence internationale en matière d’accessibilité numérique sur le Web.
. la norme européenne : EN 301 549 reprend le WCAG et l’adapte plus largement aux technologies de l’information et de la communication (application mobile, logiciel, pdf, mobilier urbain, etc).
. la norme française : RGAA 4.1, adapté du WCAG il fournit une méthode d’évaluation pour les sites internet.

3- Avantages

Quels sont les avantages de rendre accessible ses contenus numériques ?

Rendre son site marchand accessible à tous n’a pas pour unique avantage, de répondre à une exigence légale. Au contraire, cela apporte de nombreux bénéfices comme : 

  • Toucher une nouvelle cible client jusque-là exclu implicitement,  en prenant en considération leur habitude d’achat, leur attente et en répondant à leur besoin de navigation.
  • Améliorer votre trafic organique d’en moyenne 12% suite à l’ajout d’une solution d’accessibilité numérique (d’après une étude de Semrush sur +800 sites)
  • Améliorer votre référencement SEO, car le robot Google fonctionne comme une personne non-voyante et va apprécier des sites correctement structurés, avec des titres de pages précis, des alternatives textes, des textes d’ancrages, l’utilisation de site map, etc.
  • Améliorer l’image de la marque non seulement auprès des clients mais aussi auprès des collaborateurs actuels et futurs de la société.
  • Favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap dans votre entreprise en offrant un environnement de travail accessible pour tous.
  • Valoriser la notation extra-financière, une communication transparente et accessible est valorisée par les agences de notation extra-financière pour vous mettre en avant.
  • Être conforme à la loi handicap de 2005, art. 47 pour les entreprises privées de +250M de chiffre d’affaires et les administrations publiques

Il est aussi important de prendre en compte l’accessibilité numérique dans votre communication externe à destination de vos clients ou usagers (souvent le site internet ou l’application mobile), que dans votre communication interne à destination de vos salariés (souvent via l’intranet ou les logiciels de gestion interne).

Comment ?
Plusieurs scénarii sont possibles : le site est est déjà existant et à besoin d’une mise en conformité ou le site est en phase de conception, création et alors l’accessibilité des contenus est embarquée dès le départ.

Pour un site déjà existant, plusieurs étapes clés :
1- Audit complet d’accessibilité du site actuel et rédaction de la déclaration d’accessibilité
2- Définition d’un plan de remédiation avec les équipes IT ou l’agence en charge du site
3- Mise à disposition d’experts dans le domaine comme notre partenaire AccessiWay pour arbitrer sur les choix d’implémentation
4- Etude de nouveau besoin ou sujet spécifique à votre site (ex : installation d’un store locator)
5- Tests des modifications apportées et actualisation de la déclaration de conformité

Pour en site en phase de conception, création :
1- Audit d’accessibilité des maquettes et des user stories
2- Validation de l’accessibilité des développements front en continu
3- Analyse du site par des personnes en situation de handicap
4- Audit d’accessibilité final avant mise en production

Conclusion

Vous l’aurez bien compris, l’accessibilité est un vrai sujet d’actualité qui nécessite des connaissances pointues et expertes pour répondre parfaitement aux normes légales.
Bien qu’il n’existe pas de processus “normalisé”, plusieurs entreprises spécialisées dans ce domaine proposent des certifications, formations et outils basés sur le respect du RGAA.
Notre partenaire AccessiWay en à fait sa spécialité pour accompagner les e-marchands dans leur conformité à l’accessibilité web.

Alors pour commencer dès aujourd’hui à prendre le virage vers l’accessibilité, prenez rendez-vous avec nos experts. Contactez-nous.

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