Checkout : bonnes pratiques pour convertir

L’objectif de tout marchand est de générer un maximum de ventes pour augmenter son chiffre d’affaires. Le chiffre d’affaire d’un site e-commerce est influencé par la relation suivante : CA = nombre de visiteurs X le taux de transformation X le panier moyen

Alors afin d’optimiser voire de maximiser chacun de ces différents facteurs, certaines leviers d’action sont à travailler comme le SEO/SEA/SMO pour booster le nombre de visiteurs sur le site; l’ajout d’offres tarifaires intéressantes (promotions, 1 acheté 1 offert …) pour augmenter le montant du panier moyen; et pour le taux de transformation : perfectionner l’étape de check out. C’est l’objet de ce nouvel article dans lequel nous passons à la loupe l’ensemble des éléments à intégrer dans votre page de check out. Objectif : maximiser votre taux de conversion.

I- Les étapes du checkout

Il est important de comprendre que l’étape du check out est elle-même composée de plusieurs phases.

1- Validation du panier

Cette validation amorce le processus de checkout. Pour poursuivre l’enregistrement de sa commande, souvent le client va être invité à se connecter à son compte ou d’en créer un s’il n’est pas encore inscrit. Mais, la possibilité de poursuivre en tant qu’invité est un réel atout. De plus en plus d’internautes sont réfractaires à l’idée de créer un compte client.
Il est important de rappeler que cette page de validation doit clairement récapituler les articles sélectionnés, le montant des frais de port, le montant total après code promo, remise … pour amener le client jusqu’à la page de check out.
Pour plus d’informations relire notre article Focus sur le panier.

2- Choix du mode de livraison

Après cette identification, le client va pouvoir choisir le mode de livraison. Il est conseillé de proposer différents modes de livraison (ex à domicile – en point relais – en boutique) pour que le client puisse sélectionner celui qui lui convient le mieux. Indiquer explicitement les délais et les montants de chaque mode de livraison pour ne pas créer l’effet “kiss cool” lors de l’étape du paiement.
Pour plus d’information relire notre article LIVRAISON : quelles options choisir pour satisfaire vos clients ?

3- Choix du mode de paiement

Idem. Laisser le choix au client de choisir son mode de paiement (ex : CB – Visa – MasterCard – Paypal – Apple Pay …). Apporter des éléments de réassurance comme les logos de vos solutions de paiement ou encore la mention paiement 100% sécurisé.

4- La page de confirmation de commande

Cette dernière étape importante permet de confirmer au client la bonne prise en compte de sa commande. Elle finalise l’expérience utilisateur en agissant en tant qu’élément de réassurance.
Le client y retrouve les informations clés : numéro de la commande, rappel sur les délais de livraison ou encore un rappel sur la politique d’annulation de la commande.
Il peut être intéressant à cette étape, d’indiquer la démarche à suivre pour suivre l’évolution de sa commande, soit en créant son compte client, soit via un lien de suivi.

II- Liste des éléments à inclure sur la page checkout

La page de checkout est une étape importante dans la décision d’achat du client. Son optimisation est cruciale afin que le client soit guidé vers le bouton PAYER. Pour cela, différents éléments sont à inclure et à respecter sur cette page.

1. les indispensables

  • L’URL et le titre de la page
    Confirment à l’internaute qu’il est au bon endroit 🙂
  • Les informations de commande
    Rappeler ici le contenu du panier et permettre des ajustements (quantité, couleur, modèle, taille …). Bien que certains marchands craignent cette possibilité, il est commercialement parlant “plus vendeur”, que le client se sente libre d’ajuster, corriger ses choix.
  • Le bouton payer
    Une évidence qui doit être clairement visible et respecter certaines règles :
    Être reconnaissable au premier coup d’œil par le client. Idem sur une version mobile : il doit apparaître au-dessus de la ligne de flottaison et donc, présent sur l’écran sans scroller.
    Les autres boutons de progression comme suivant, continuer … ne doivent pas faire croire au client qu’il va valider sa commande. Donc pas de call to action type “confirmer”, “valider” avant la dernière étape de checkout.
  • Les logos des solutions de paiements proposées
    Éléments de réassurance indispensables à afficher de préférence dans le footer du site durant toute la visite du client et aussi dans la page de confirmation de paiement.
  • Le certificat SSL
    Signe que votre site est digne de confiance aussi bien pour les clients que pour les robots des moteurs de recherche.

2. les complémentaires

  • La barre de progression
    Elle indique les étapes de la validation du client. Plus elle est courte, meilleur sera le taux de conversion. Penser rapidité – visibilité – efficacité !
  • La personnalisation de la page de check out
    En personnalisant votre page de check out, vous immergez le client dans l’univers de la marque. L’expérience utilisateur est très importante sur un site marchand : il doit se sentir au bon endroit tout au long de sa visite.
  • Le choix des moyens de paiement
    Proposer les solutions les plus populaires auprès de votre cible. En collant aux habitudes de consommation de vos clients, vous garantissez la conversion. Et si vous vendez à l’international, renseignez vous sur les modes de paiement plébiscités dans les pays ciblés.
    Conseil : Privilégier une présentation simple en évitant d’afficher plusieurs prestataires pour un seul mode de paiement (ex: pour un paiement en CB).
  • Le PSP
    Le Prestataire de services de paiement est très important pour votre site E-commerce. En affichant le logo de la solution choisie, vous apportez un élément de réassurance supplémentaire.
  • L’annulation & les conditions de remboursement
    Le bouton d’annulation doit être proposé pour que le client puisse revenir en arrière, modifier sa commande sans se sentir bloqué à cette étape.
    L’affichage des conditions de remboursement donne une totale transparence sur votre politique de retour. Un autre élément de réassurance en votre faveur.
    Conseil : Bien synthétiser tous les choix des étapes passées à CHAQUE validation, pour que le client ait toujours une vue complète de sa commande. Cela inclut également l’adresse du point relais choisi, par exemple.

3. les petits plus

  • La tokenisation
    Ou le paiement en un clic qui rend celui-ci plus rapide et plus simple même si le 3DS reste à valider pour sécurisation. Réel atout pour un client récurrent qui a la possibilité d’enregistrer ses données CB.
  • Le tick
    Ce petit symbole ✅ de validation qui confirme au client la validité de ses informations.
  • Les avis clients
    À inclure tout au long de la navigation pour rassurer un nouveau client. Avis sur les produits, sur les moyens de livraison, sur la sécurité des paiements… tout est bon à communiquer pour conforter le client dans ses choix.
  • Le tchat pour poser les questions
    Cette possibilité d’échanger avec un conseiller est un sacré atout pour contrer le frein à la validation de la commande. En apportant une réponse rapide au client vous maximisez les chances de conversion. Toutefois attention à ne pas être trop insistant : cela risquerait d’avoir l’effet inverse.
  • La saisie des coordonnées client
    Faciliter au maximum le formulaire à compléter par le client pour renseigner ses coordonnées. En plus d’esquiver les “oh faut tout saisir !” cela évite les erreurs et diminue le nombre de retours NPAI (N’habite Pas À l’adresse Indiquée)
    Conseil : A minima, imposer la création du compte client après qu’il ait pu simuler les montants exacts de sa commande. Le mieux étant de simplement le proposer, après le passage de la commande une fois le client satisfait (fidélisation).

III- Points de vigilance

Afin de compléter la première partie de cet article, nos experts ont répertorié quelques points de vigilance à avoir pour que votre page de checkout soit vraiment parfaite.

  • Vérifier que le site est responsive ! Ça coule de sens mais encore trop de mauvaises surprises sur mobile.
  • S’assurer qu’il y ait toujours un moyen de paiement pour tous les types de clients (pays étrangers, montants de commande élevés). Dans certains cas, le client est bloqué sur un simple « Il n’y a pas de moyen de paiements disponible » et c’est une vente perdue.
  • Idem pour les moyens de transports. Certaines règles activent/désactivent des moyens de transport en fonction du poids/nb d’articles. Il ne faut jamais laisser le client avec une seule solution.
  • La perte du panier du client en cas d’erreur de paiement, de retour en arrière, d’annulation ou encore après avoir quitté la page.
  • Proposer l’utilisation d’un coupon de réduction uniquement dans le tunnel.
  • Vérifier le temps de chargement de la page (un classique) et le temps d’attente pour confirmer le paiement.
  • Faire en sorte de ne pas avoir à scroller sur la page.

Conclusion

La page de check out doit conforter le client dans sa décision d’achat. Pour cela rien ne doit être laissé au hasard : éléments de réassurance, transparence des informations, possibilité de modifier son panier … Le but étant que l’internaute valide son panier rapidement et simplement pour le transformer en nouveau client. Ne perdons pas de vue que l’objectif de tout e-commerçant est d’optimiser son taux de conversion. Autant mettre toutes les chances de son côté. Pour vous accompagner dans cette démarche, vous pouvez compter sur les experts TBD 🙂

Retour d’expérience
-O’Poisson-

Caroline Hennequin I Directrice associée

O’Poisson c’est avant tout une histoire de famille qui s’écrit depuis plus de 60 ans, avec un réel savoir-faire transmis de génération en génération.

En 2018 grâce à la vision de Caroline, Maxime & Benjamin, 3 cousins entrepreneurs, l’histoire prend une dimension digitale et devient la poissonnerie 2.0.
O’Poisson commercialise en ligne des produits de la mer, le plus possible français, avec pour engagement le respect de la saisonnalité et issus d’une pêche durable et raisonnée.
L’engagement va encore plus loin avec la mise en place d’emballages respectueux de l’environnement (0 emballage polystyrène).

Nous pourrions vous raconter nos débuts avec O’Poisson, mais nous avons préféré laisser le micro à Caroline Hennequin – directrice associée – afin qu’elle vous raconte SON expérience TBD.


O’Poisson – vous apporter la pêche I www.o-poisson.fr

1ère partie

Petit questionnaire de Proust pour mieux vous connaître.
Objectif : Répondre spontanément aux points ci-dessous en quelques mots ou une phrase maximum.

  • Votre premier geste le matin en arrivant au bureau
    Mon première bureau : ma voiture à 7h30. Je regarde le prix du cours du marché du poisson.
  • Dans votre journée de travail la tâche la plus agréable
    Echanger avec l’équipe.
  • Et la tâche la plus désagréable
    Résoudre un problème client.
  • La qualité que vous recherchez chez les autres
    La transparence et l’implication.
  • Votre pire angoisse professionnelle
    Avoir des collaborateurs et des clients insatisfaits. Malgré les événements que nous connaissons tous aujourd’hui (grève des fonderies, hausse du coût de la vie, crise sanitaire …), nous mettons un point d’honneur à ce que nos clients et nos collaborateurs soient satisfaits voire retrouvent un peu de plaisir dans nos produits/services.
  • Votre meilleur souvenir professionnel
    D’avoir créé son entreprise et en famille. C’est une grande fierté.
  • Qu’avez-vous fait avec votre tout premier salaire
    J’ai commencé les petits boulots très jeune (13 ans). Je dirais remplir le réservoir de mon scooter
  • Votre occupation, hobby préféré
    Mes enfants, mes amis et un peu de sport.
  • L’autre métier que vous auriez aimé exercer
    Formatrice, consultante.
  • Un inventeur, un scientifique ou une personne connue pour illustrer un nouveau billet de banque
    Une femme, Simone Veil
  • Quelle est la technologie qui vous passionne
    La technologie ne me passionne pas particulièrement.
  • Votre devise ?
    « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt »
    mais aussi plus globalement être en phase avec moi-même et nos valeurs pour pouvoir me regarder le soir dans le miroir.
« TBD nous a toujours permis de trouver une possibilité pour la réalisation de nos projets. » Caroline Hennequin

2ème partie

Questions sur votre activité et votre collaboration avec TBD Group.

1- Le contexte

  • Décrivez-nous votre activité en quelques lignes.
    La vente en ligne de produits de la mer, le plus possible français, de saison tout en diminuant au maximum les emballages. Chez O’Poisson nous souhaitons des emballages respectueux de l’environnement, sujet qui nous tiens à cœur. En consommant nos produits, nos clients sont poussés à faire attention à leur empreinte carbone (0 emballage polystyrène).
  • Quels sont les défis à relever aujourd’hui dans votre activité ?
    Le premier défi concerne l’approvisionnement en marchandises. Réussir à trouver des produits de la mer de saison, en respectant les méthodes de pêche, la provenance (au moins 75% de nos produits sont d’origine française) et à des prix juste malgré le contexte actuel.
    Le second défi concerne la logistique et l’emballage. Nous essayons au quotidien chez Ô’Poisson de réduire notre empreinte carbone avec de la mutualisation dans nos livraisons et de diminuer l’emballage en utilisant par exemple des bacs consignés avec certains de nos clients. Aujourd’hui les colis envoyés aux particuliers sont 100% recyclables, du carton aux pains de glace  en passant par nos pochettes sous vide protégeant le poisson.
  • Comment la solution TBD Group vous aide-t-elle à relever ces défis ?
    TBD nous a essentiellement accompagné sur la mise en œuvre de nos idées, projets. La réactivité de Gérald et son expertise technique/métier, nous ont toujours permis de trouver une possibilité pour la réalisation de nos projets.

2- La collaboration O’Poisson – TBD Group

  • Quel a été l’élément déclencheur qui a permis notre collaboration ? Initialement nous travaillons avec un indépendant. Nous recherchions plus de sécurité et de structuration.
  • Aviez-vous des craintes avant la mise en place de la solution et étaient-elles fondées ?
    Essentiellement budgétaire car passer d’un prestataire indépendant à une agence, on se doutait que les tarifs ne seraient pas les mêmes, ce qui se justifie.
  • Avez-vous apprécié la relation commerciale au moment de la phase de choix ? Oui tout était transparent et fluide.
  • Un mot, adjectif ou verbe pour décrire la qualité de notre prestation
    En 2 mots : professionnalisme et réactivité

3- Les bénéfices

  • Et aujourd’hui comment ça se passe ?
    Ayant décidé de changer de plateforme, notre collaboration avec TBD s’arrête, en bons termes.
  • Quel est votre état d’esprit à l’instant présent ?
    Changer d’agence n’est pas une mince affaire mais nous sommes confiants. Maintenant tant que rien n’est fonctionnel, c’est toujours un peu stressant. Gérald a été d’une aide précieuse dans le choix de la solution plus adaptée à notre activité.
  • Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans la solution ?
    La prestation de maintenance s’est très bien déroulée. Des modules ont été mis en place pour maintenir en vie le site et quelques nouveautés mineures ont été apportées.
  • Qu’est-ce qui vous plaît le moins ? Que voudriez-vous voir comme amélioration ?
    La technologie . Magento est une solution puissante mais hors budget pour notre entreprise. Il fallait refaire une refonte complète et cela ne rendrait pas dans nos budgets.
  • Et si vous deviez résumer notre collaboration en quelques mots…
    Tout s’est très bien passé et Gérald est très arrangeant. Il n’est pas simple de trouver des partenaires, réactifs, disponibles et de surcroit qui comprennent nos contraintes métier.
  • Nombre d’étoile pour connaître votre niveau de satisfaction : ⭐⭐⭐⭐ (une étoile étant la note minimale, cinq étoiles la note maximale)
  • Recommanderiez-vous TBD Group à vos relations professionnelles ?
    Oui auprès de structures plus importantes et adaptées pour Magento, que la nôtre.

Quid de la maintenance de vos sites hors garantie éditeur

Votre site e-marchand doit être mis à jour et évoluer techniquement pour être source de croissance. Sa disponibilité est vitale et la moindre panne peut devenir catastrophique pour votre business.
C’est pourquoi il est impératif d’assurer une maintenance régulière de son site marchand qu’elle soit préventive, corrective ou encore évolutive (ou les 3 idéalement). Cela permet de garantir le bon fonctionnement du site, d’apporter des améliorations, des corrections mais aussi de s’éviter des frayeurs liées aux problèmes d’obsolescence et de sécurité (paiement, gestion des données clients …). Mais qu’en est-il des e-shops dont la version n’est plus garantie par l’éditeur ?

Ce mois-ci, nous vous avons préparé un condensé des principales mises en garde, de quelques bonnes pratiques clef et des conseils de nos experts pour palier au mieux à cette situation.

1- Mises en garde

. Point de vue technique
Outre l’absence “évidente” d’une amélioration continue possible grâce à l’éditeur, vous pouvez être confronté à l’absence de personnels qualifiés pour prendre en charge votre site. Si l’on prend l’exemple de Magento 1 obsolète depuis plusieurs années, les développeurs ne sont aujourd’hui formés que sur la version 2 de ce framework ; ici les technologies employées restent les mêmes ce qui amoindri cette difficulté.
La maintenance de votre solution sera plus complexe dans le cas où le cœur (core) de votre outil, partie native du socle, devra être modifié avec des impacts potentiels sur le reste de votre applicatif souvent plus importants.
Les évolutions fonctionnelles passeront inévitablement par des développements spécifiques, ces derniers étant toujours plus longs et en conséquence plus coûteux.

. Point de vue sécurite
Les failles de sécurité sont sans cesse découvertes, et l’absence de prise en charge par l’éditeur vous forcera à devoir trouver par vous même les moyens de prévenir et/ou corriger ces failles, et cela va concerner dans 90% des cas le cœur du socle (et comme indiqué plus haut un coût plus important). Les socles e-Commerce reposent sur des langages (PHP, JAVA,…) qui eux aussi révèlent parfois des failles de sécurité. Si votre outil e-Commerce repose sur une de ces versions devenues obsolètes elle aussi, et non corrigées par l’éditeur, il est fort à parier que vous serez dans une impasse car la seule solution sera de faire en sorte que votre socle soit compatible avec une version de langage suivie par son éditeur…et là on ne parle plus de coûts, mais de gouffre financier ! Un exemple simple serait de devoir passer un Magento 1 sur une version PHP 8.1… c’est tout à fait faisable, mais le temps et coût nécessaires auront vite fait de vous faire réfléchir à basculer sur un Magento 2 capable nativement de supporter PHP 8.1.

. Point de vue paiement
Parlons à présent du paiement sur votre site. Vous pouvez vous dire qu’aujourd’hui quoiqu’il arrive, les paiements sont faits sur une plateforme tierce appartenant à la banque elle-même, ou à un provider de paiement et ainsi pas de soucis….Et bien détrompez-vous !
Les services bancaires doivent obéir aux normes PCI-DSS qui indiquent des règles claires quant à leur utilisation sur les sites e-Commerce. Et l’une de ces règles est simple (exigence 6 de la norme PCI): le marchand doit pouvoir justifier de la bonne tenue de son site, de sa maintenance et de la prise en compte des différentes failles de sécurité inhérentes à l’application comme aux middleware (PHP) utilisés pour le site. Cela vous impose donc d’avoir une veille active sur les vulnérabilités, éventuellement de disposer d’un outil de vérification… bref cela complexifie la maintenabilité du site.

. Point de vue juridique
Peu de choses à redire sur ce point, si ce n’est qu’il rejoint grandement le précédent sur la partie paiement. Attention donc à ce point important, car si des usurpations, fraudes ou récupérations d’informations de paiement sont prouvées comme venant d’une faille de votre site, cela peut vous faire fermer boutique !
Il paraît aussi évident qu’à l’instar d’un matériel que vous achetez et qui tombe en panne passé le délai de garantie, vous n’aurez aucun (ou presque) recours possible ; il faudra prouver la négligence ou l’incompétence de votre prestataire dans sa gestion du site…. là encore des procédures longues et coûteuses.

. Point du côté des modules externes
Si votre outil repose sur une forte communauté, vous aurez sans doute la chance de pouvoir continuer à profiter de modules développés pour la dernière version de votre outil avant son obsolescence. Mais attention, les éditeurs de ces modules déclineront eux aussi toute responsabilité quant au bon fonctionnement. 

2- Quelques bonnes pratiques

Quelques bonnes pratiques à garder en tête :

  • S’assurer que votre agence prend en charge la garantie
  • Si pas de prestataire penser à souscrire les options de supports lors de l’achat de vos modules et planifier la mise à jour car cette situation ne peut être que temporaire 
  • Veillez à ce que les paiements soient toujours possibles à effectuer et respectent les normes en vigueur.
  • Soyez en veille des obligations légales et juridiques pour toujours avoir un site à jour.

Conclusion – conseils

Il est important de pouvoir avoir connaissance de la roadmap de l’éditeur quelle que soit la solution utilisée. Cela vous évitera bien des surprises et surtout vous permettra de pouvoir prévenir les évolutions à apporter à votre site marchand, pour mieux planifier, anticiper et budgétiser son évolution. Pour cela trois mots clefs : anticiper  – auditer – adapter 
Car bien souvent la simple mise à jour tant appréhendée, solutionne bien des soucis pour éviter la refonte totale de votre site. Consultez nos experts 🙂

Retour d’expérience
-SabotYouYou-

Claire Durand I responsable e-commerce

En 1803, aux Sables d’Olonne, sur la côte ouest française, les premiers sabots ont vu le jour. Mais c’est depuis 2020 que le sabot YOUYOU refait parler de lui.

Sabot YOUYOU est une marque française qui crée, fabrique et commercialise des sabots pour hommes femmes et enfants dans le respect de l’art artisanal. Sabot YOUYOU garantit la transparence de l’origine de ses produits, de la semelle en bois de tilleul, au cuir de très grande qualité , jusqu’au montage fait main, pour offrir un produit unique et propre.
Ces sabots (mais pas que !) mules, sandales … chics et stylés sont vendus sur le site e-commerce de la marque mais aussi auprès de plusieurs revendeurs en France et à l’étranger (Galeries Lafayettes, Smallable, Lulli sur la Toile …).  

Nous pourrions vous raconter nos débuts avec Sabot YOUYOU, mais nous avons préféré laisser la parole à Claire Durand – responsable e-commerce – pour qu’elle vous raconte SON expérience TBD.

Sabot YOUYOU depuis 1803 I www.sabotyouyou.com

1ère partie

Petit questionnaire de Proust pour mieux vous connaître.
Objectif : Répondre spontanément aux points ci-dessous en quelques mots ou une phrase maximum.

  • Votre premier geste le matin en arrivant au bureau
    Je me fais couler une piscine de déca et je parcours mes mails en le buvant. Cette entrée en matière me permet de mettre à plat mes priorités.
  • Dans votre journée de travail la tâche la plus agréable
    Échanger avec mes collaboratrices autour d’une nouvelle idée ou d’un projet.
  • Et la tâche la plus désagréable
    Il n’y en a pas.
  • La qualité que vous recherchez chez les autres
    Le professionnalisme.
  • Votre pire angoisse professionnelle
    J’ai le syndrome de l’autodidacte donc je me forme constamment.
  • Votre meilleur souvenir professionnel
    Mes 12 ans chez PriceMinister, Rakuten à présent. Nous travaillions tous très dur, l’ambiance était géniale et nous avons beaucoup appris les uns des autres.
  • Qu’avez-vous fait avec votre tout premier salaire
    J’ai gagné 10 000 francs lors d’un concours de peinture lorsque j’avais 12 ans et j’ai fait des cadeaux à mes proches. Et ensuite, avec l’argent de mes saisons, j’ai fait la fête.
  • Votre occupation, hobby préféré
    Ma fille. Je n’ai pas vraiment de hobbies réguliers. J’aime cuisiner, je fabrique mes propres savons bio, j’ai fait du yoga et du paddle, j’ai commencé le longboard dernièrement, j’ai envie de débuter l’équitation prochainement…
  • L’autre métier que vous auriez aimé exercer
    J’aurai aimé faire de la recherche scientifique; océanographe, astronome ou paléontologue.
  • Un inventeur, un scientifique ou une personne connue pour illustrer un nouveau billet de banque
    Une femme qui a juste dit ça suffit (Rosa Parks, Simone Veil, ma grand-mère…)
  • Quelle est la technologie qui vous passionne
    La robotique et la domotique. Cela m’amuse beaucoup ! Les applications peuvent être très intelligentes ou complètement dingues.
  • Votre devise ?
    J’ai deux devises, c’est pas grave et quand est-ce qu’on mange ?
« Nous sommes confiantes et sereines. Nous avons le sentiment d’avoir trouvé la bonne solution. » Claire Durand

2ème partie

Questions sur votre activité et votre collaboration avec TBD Group.

1- Le contexte

  • Décrivez-nous votre activité en quelques lignes.
    Sabot YOUYOU est une marque de sabots pour hommes, femmes et enfants que nous avons repris en 2020. Ils sont fabriqués artisanalement en cuir de très grande qualité et les semelles en bois de tilleul en font des sabots très légers et confortables. Nous puisons dans nos 200 ans d’histoire pour offrir le meilleur de notre savoir-faire et de nos valeurs tout en concevant de nouveaux produits (mules, sandales…) chics et stylés à porter en toutes saisons. Nous vendons en ligne sur notre site internet www.sabotyouyou.com et via un réseau de revendeurs en France et à l’étranger. Nous sommes aussi présents sur place des tendances, lulli sur la toile, Merci Paris, Smallable, Galeries Lafayettes…
  • Quels sont les défis à relever aujourd’hui dans votre activité ?
    Notre principal défi est d’augmenter les ventes en ligne. Nous souhaitons développer notre marketing automation d’une part et d’autre part développer nos ventes à l’international en déployant une version anglaise puis espagnole de notre site.
  • Comment la solution TBD Group vous aide-t-elle à relever ces défis ?
    Pour nous aider dans ces projets, nous avons la chance d’être accompagnés par notre référent TBD Group basé à Nantes, Gérald. Pour le marketing automation, Gérald nous a présenté plusieurs solutions adaptées à nos besoins et nous a assistés lors des réunions en visio. Pour le déploiement des versions du site en anglais et en espagnol, il a également suivi les projets et nous a apporté son aide de multiples façons.

2- La collaboration SabotYouYou – TBD Group

  • Quel a été l’élément déclencheur qui a permis notre collaboration ? Nous n’étions pas satisfaites de l’agence que nous avions et TBD Group nous a été recommandé.
  • Aviez-vous des craintes avant la mise en place de la solution et étaient-elles fondées ?
    Aucune crainte ! Nous avons été séduites par la personnalité, la disponibilité, la capacité d’écoute et le professionnalisme de Gérald. L’audit nous a rassuré sur notre choix et nous a apporté des axes d’amélioration.
  • Avez-vous apprécié la relation commerciale au moment de la phase de choix ?
    Je pense qu’on peut dire décisive puisque nous fonctionnons beaucoup à l’instinct. Gérald n’a pas cherché à nous noyer avec des termes techniques et s’il devait en utiliser il a veillé à les définir, à les expliquer. Un climat de confiance s’est rapidement instauré.
  • Un mot, adjectif ou verbe pour décrire la qualité de notre prestation Partenariat.

3- Les bénéfices

  • Et aujourd’hui comment ça se passe ?
    Gérald nous accompagne et nous forme dans le but de nous rendre plus autonome avec Magento. Nous avons trouvé une bonne organisation dans la gestion des projets. Gérald est super réactif en cas de problème technique. Bref, nous sommes ravies !
  • Quel est votre état d’esprit à l’instant présent ?
    Nous sommes confiantes et sereines. Nous avons le sentiment d’avoir trouvé la bonne solution.
  • Qu’est-ce qui vous plaît le moins ? Que voudriez-vous voir comme amélioration ?
    Nous travaillons beaucoup sur le fond (backoffice). Avoir une base solide de travail est notre priorité. Par la suite, nous aimerions plus de conseils sur la forme (frontoffice).
  • Que feriez-vous si on vous enlevait cette solution ?
    Qui me parle ?
  • Et si vous deviez résumer notre collaboration en quelques mots…
    Gérald est un peu notre phare dans la nuit du e-commerce
  • Nombre d’étoile pour connaître votre niveau de satisfaction : ⭐⭐⭐⭐⭐ (une étoile étant la note minimale, cinq étoiles la note maximale)
  • Recommanderiez-vous TBD Group à vos relations professionnelles ?
    Of course !

Cap sur le Headless !

Traditionnellement les plateformes e-commerce sont construites sur des solutions monolithiques; c’est-à-dire, sur une technologie clef en main qu’il s’avère très souvent compliquée à administrer, maintenir et faire évoluer. 
Alors quand vient le moment de changer d’outil ou simplement de réaliser une évolution, les délais, les efforts & les coûts s’envolent !
C’est pourquoi de plus en plus, la notion de “Headless” apporte un nouveau souffle dans le monde du e-commerce, en offrant flexibilité, malléabilité et liberté aux e-marchands.

Cap sur le Headless avec notre partenaire Front-Commerce, pour vous présenter cette alternative qui sera sans aucun doute la (votre) solution e-commerce de demain

1- Le headless c’est quoi ?

. Définition 
D’après Google, le commerce Headless est défini comme étant « un scénario dans lequel une plateforme e-commerce possède des systèmes back-end et front-end qui sont découplés les uns des autres. Cela permet à l’entreprise d’apporter des modifications sans nécessiter de mises à jour complètes du développement d’une plateforme. »

Un système de gestion de contenu Headless se compose principalement d’une API et de la technologie de back-office requise pour stocker et distribuer les données. L’approche Headless permet aux développeurs de fournir un contenu en tant que service (CaaS), ce qui signifie simplement que le stockage et la livraison du contenu sont gérés par un logiciel distinct. Et ce n’est pas tout ! Un CMS Headless faisant simplement appel aux API, permet d’intégrer n’importe quelle base de code et utiliser votre langage préféré contrairement à un CMS traditionnel qui exige de suivre des règles et des langages de programmation spécifiques. 
→ pour aller plus loin podcast de Front-Commerce 

. Distinction front-end & back-end 
Le front-end est la couche de présentation d’un site web ou d’une interface utilisateur. Quant au back-end il s’agit de la solution e-commercee utilisée pour gérer les fonctions et les données via les serveurs. 
Concrètement, c’est grâce au front-end que l’utilisateur final va pouvoir interagir mais c’est le back-end qui lui donnera la possibilité d’action. Le front et le back sont ainsi complémentaires. Un site web ou une application ne pourra pas fonctionner sans l’un ou l’autre.

L’architecture Headless dissocie le front-end et le back-end afin qu’ils fonctionnent indépendamment. Ils sont découplés. Cela donne aux marques une liberté pour construire une expérience e-commerce sur-mesure en répondant au plus près aux besoins de leurs clients.

. Comment ça fonctionne ? 
Une solution e-commerce se compose d’ordinaire d’une partie front-end (= “la tête” ou la vitrine du site ce qui est visible par l’internaute) et d’une partie back-end (= “le corps” soit la mécanique du site non visible pour l’internaute). Avec une solution Headless, traduction littérale “sans tête”, le travail sur le front-end peut être réalisé sans risquer de perturber le côté back-end et vice-versa. Pour bien comprendre, l’API est le cœur même de la technologie Headless. Les APIs sont des interfaces de programmation qui permettent de rendre possible la communication entre le back et le front. 
Une fois “le corps” (back) mis en place, libre à vous de connecter une ou plusieurs “têtes” (front) selon votre activité, des besoins de vos clients et des tendances d’achat (achat sur smartphone, mobinaute, omnicanalité …).

Les grandes entreprises disposant d’équipes de développement et d’informatique sont de plus en plus séduites par cette solution et cela se comprend. Les ressources humaines et le budget engendrés habituellement pour développer, maintenir leur eshop, se retrouvent bien moindre que ce soit en coût qu’en temps passé. Les équipes “back-end” avancent simultanément que les équipes “front-end” sans avoir cette lourdeur du schéma classique de pré-production et de mise en production.

Kaporal, marque française de vêtements spécialisée dans le denim depuis 2004, s’est orientée en 2021 vers une solution Headless.  
Kaporal commercialise ses produits dans plus de 100 boutiques physiques et via son site marchand développé jusqu’alors sur la solution Magento 1.  Pour information, sur le marché français de la mode, kaporal.com c’est plus de 20 millions d’euros de ventes en ligne en 2021.

La solution Magento 1 de plus en plus vieillissante avec une forte vulnérabilité sur la partie front-end, a accéléré la volonté de changement de l’équipe de Kaporal, qui après étude sur les différentes possibilités (refonte Magento 2, changement de plateforme …)  s’est orientée vers une migration “ architecture microservice”. Cette solution a été choisie pour pouvoir faire évoluer le plus efficacement possible le site, en préparant en parallèle l’avenir, avec la nécessité d’atteindre les meilleures améliorations de performance possibles. Et les chiffres sont plus que parlant ! L’utilisation de la technologie Headless à permis de diviser le coût de la migration M1 > M2 par 5 et le time to market par 4 tout en optimisant l’expérience client sur tout support confondu (mobile compris). 
– 60% de taux de rebond
+15% de conversion sur desktop
et +8% de conversion sur mobile. 
→ découvrez le user case KAPORAL de Front-Commerce

2- Objectifs et avantages

Le Headless Front-Commerce, réinvente la plateforme e-commerce d’aujourd’hui et offre de nombreux avantages.

Côté marchand

  • Accélération du Time-to-market : moins de développement spécifique et de paramétrage, meilleure maîtrise du déploiement, système évolutif …
  • Meilleurs KPIs: ROI, Taux de conversion (surtout sur mobile)
  • Aucune limitation technique ! Il est possible de choisir les solutions technologiques les plus adaptées à votre activité pour construire sur-mesure votre plateforme. 
  • Réduction des coûts de développement et de maintenance
  • Renforcement de la sécurité : le front-end et back-end étant découplés, les attaques extérieures menées sur le front-end sont davantage maîtrisées. Le back-end s’en retrouve plus protégé.

Côté client 

  • 100% Omnicanal pour un parcours d’achat unifié et simplifié
  • UX personnalisé pour une image forte 
  • Expérience et navigation plus fluide, rapide, et mobile first
  • Une actualisation régulière du site (sans compromettre la partie back-end) pour mettre en avant les nouveautés

Côté développeur

  • Travailler avec des technologies modernes et avancées : reactJS ..
  • 100% de liberté en design UX
  • -15% de temps passé sur des tâches frontend
  • Pas de duplication des données

3- Comment mettre en place une solution Headless ?

Avant de se lancer, il est important de savoir que deux options s’offrent à vous : Headless OpenSource vs Headless SaaS. Pour y voir plus clair entre ces deux possibilités, petit récapitulatif des forces et faiblesses de chaque option.

Headless OS

Forces

  • le code source peut être modifié directement depuis la plateforme
  • la personnalisation de votre plateforme est sans limite
  • la communauté formée autour de cette solution, vous apporte solutions, modules déjà existants
  • une grande autonomie sur l’évolution de votre plateforme et sur votre roadmap

Faiblesses

  • avoir une équipe technique au profil plutôt sénior
  • le time-to-market sera un peu plus long qu’avec une plateforme Headless en SaaS
  • attention aux mises à jour qui ne sont pas effectuées automatiquement.

Exemples de solutions sur le marché : Adobe Commerce – Oro Commerce – Sylius

Headless SaaS

Forces

  • solution “clef en main” qui nécessite moins de développements spécifiques
  • gain de temps dans la gestion de la plateforme
  • accélération du time-to-market
  • le support et les mises à jour sont pris en charge par l’éditeur de la solution

Faiblesses

  • le code source ne peut pas être modifié
  • la personnalisation est limitée
  • pas de communauté sur laquelle s’appuyer
  • dépendance vis-à -vis de la roadmap de l’éditeur quant aux mises à jour et diverses évolutions.

Exemples de solutions sur le marché : BigCommerce – Commercetools

Conclusion

Les solutions Headless sont une vraie alternative aux solutions traditionnelles souvent fastidieuses à maintenir à jour. En effet ces solutions, aux architectures évolutives, permettent aux marchands d’innover et de construire leur plateforme brique par brique, pour pouvoir répondre aux tendances du marché. Les performances commerciales s’en trouvent directement impactées et positivement : accélération du time-to-market, meilleure expérience client, mutualisation des contenus et des services …  Mais aussi un gain de temps, de coûts et d’énergie, des équipes techniques et marketing, qui travaillent en parallèle (et en toute sécurité) grâce aux découplages du front-end et du back-end. 

Plus une minute à perdre pour vous renseigner sur cette solution, qui vous permettra non seulement de booster vos performances, d’augmenter vos ROI, de séduire vos clients et de motiver vos équipes.
Les équipes TBD en duo avec les équipes de notre partenaire Front-Commerce sont à vos côtés pour vous accompagner dans votre futur projet Headless.

La sobriété numérique

Fortes chaleurs, sécheresses, réchauffement climatique … sont des notions qui bercent notre quotidien depuis malheureusement trop longtemps. Mais depuis cette année, un enjeu énergétique s’est ajouté à l’enjeu environnemental, avec une solution commune qui revient dans toutes les discussions : la sobriété. Utiles dans tous les secteurs pour réduire les émissions et économiser l’énergie, la sobriété se révèle particulièrement utile dans le numérique, qui est un secteur de plus en plus énergivore.

Dans l’interview donnée par M. Jean-Noël Barrot – ministre chargé de la transition numérique et des télécommunications – sur FranceInfo le 4 août dernier, le numérique consomme 12% de la consommation électrique et 3% de la consommation d’énergie finale en France. Le numérique produit 3.5% des gaz à effet de serre ce qui est plus que le trafic aérien. Il n’y a aucun doute : notre activité numérique pollue et bien plus que l’on peut le croire. Mais pas de panique, des solutions existent pour optimiser, contrôler et diminuer l’empreinte carbone de vos applications en ligne. On fait le point avec notre partenaire Quanta, sur cette notion de sobriété appliquée au numérique.

Qu’est ce que la sobriété numérique ?

C’est en 2008 que la notion de sobriété numérique a été définie par Frédéric Bordage, ingénieur et fondateur de l’association GreenIT.fr.
La sobriété numérique est une démarche qui vise à réduire l’impact environnemental du numérique en limitant ses usages. Elle alerte également sur l’empreinte carbone de ce secteur, en matière de consommation énergétique.

La sobriété numérique a pour objectif de promouvoir les Low-Tech comme l’écoconception de sites web ou encore des pratiques vertueuses pour diminuer l’empreinte énergétique du digital (utilisation d’énergies renouvelables pour alimenter les datacenters).
En guise d’exemple, l’énergie nécessaire aux 64 millions de vue de la saison 3 de la série “Stranger Things” diffusée par Netflix, a émis 189 000 de tonnes de CO2, ce qui équivaut à 676 millions de kilomètres parcourus en voiture (d’après une analyse réalisée en mars 2020 par SaveonEnergy). À notre échelle nationale, en France la consommation énergétique est de 476 TWh et l’électricité représente environ 25 % de l’énergie finale.
En 2015, d’après une étude menée par GreenIT, le numérique consommait environ 56 TWh.


Sur ces 56 TWh :

  • 43 TWh concerne les équipements utilisateurs à usage personnel ou professionnel (ordinateurs, tablettes, smartphones, box d’accès à internet, etc.)
  • 3,5 TWh pour le cœur du réseau (composants techniques pour relier les datacenters aux usagers, 3G, 4G, etc.)
  • 10 TWh pour les « datacenters »

Il est difficile pour les utilisateurs de palper cette pollution invisible qui pourtant est bien réelle. Mais on constate de plus en plus une prise de conscience et une volonté de changement des utilisateurs du digital, avec notamment des comportements d’achats plus responsables (article de seconde main, reconditionné, allongement de la durée de vie des équipements numériques), une recherche de produit/service plus propre (indice de consommation produit, moyen de livraison …) ou encore le critère d’une marque engagée.
De l’autre côté du réseau, se trouvent les datacenters hébergeant nos applications web. Et là aussi, une marge d’efficacité importante est encore présente pour réduire les impacts environnementaux et économiser l’énergie utilisée.

Pourquoi s’intéresser à la sobriété numérique en tant qu’entreprise?

Il existe plusieurs raisons pour une entreprise de se pencher sérieusement sur la question de la sobriété numérique :

  • Renforcer la crédibilité de la stratégie RSE (responsabilité sociale des entreprises)
    Mettre en place des actions concrètes pour diminuer son impact environnemental aussi bien sur sa façon de produire, de communiquer, de vendre … et que ce soit auprès de ses fournisseurs, distributeurs, collaborateurs ou clients.
  • Répondre aux exigences des collaborateurs (attractivité, fidélisation, marque employeur) qui sont de plus en plus nombreux à se soucier des problèmes environnementaux et dont l’éco-responsabilité de l’entreprise est un critère important. Cela peut se traduire par l’installation de bornes pour les véhicules électriques, de locaux moins énergivores (ex: toits végétaux et isolation pour éviter un système de climatisation), du choix des matières premières (ex: Thinking Mu, la marque espagnole engagée qui fait fureur), ou encore de l’engagement de la marque (ex: la marque Faguo qui a décidé de financer la plantation d’un arbre par article vendu). Pour une entreprise à l’activité fortement digitalisée, la sobriété numérique est également un geste environnemental majeur.
  • Se conformer aux attentes citoyennes des consommateurs (image et réputation)
    Parmi les tendances de consommation des Français on retrouve en haut de tableau, les produits de seconde main, la consommation locale et responsable, et le made in France. 50% des e-acheteurs ont achetés en 2021 des produits de seconde main ou reconditionnés et 48% d’entre eux pour des raisons écologiques.
    Source : Rapport annuel sur l’état du marché du e-commerce en France et dans le monde de la Fevad édition 2022
  • Respecter la loi (enjeux légaux et réglementaires)
    Bien que la mise en place du stratégie RSE est encore sous la base de volontariat, rappelons que depuis 2010 et le Grenelle I de l’environnement, la loi impose aux entreprises employant plus de 500 personnes d’établir un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre, accompagné d’un plan de transition pour réduire leurs émissions, tous les 4 ans, sous peine d’une amende administrative.
    Pour les entreprises employant plus de 50 salariés mais non soumises à ce régime, la loi de finances pour 2021 vient ici prévoir une obligation d’établir un bilan simplifié de leurs émissions de gaz à effet de serre avant :
    Le 31 décembre 2022 pour les entreprises dont l’effectif est compris entre 251 et 500 salariés ;
    Le 31 décembre 2023 pour celles dont l’effectif est compris entre 51 et 250 salariés. Ce bilan, qui sera public et transmis à l’autorité administrative à des fins de traitement statistique. Il devra par la suite être mis à jour tous les 3 ans.

    Pour en savoir plus :
    La responsabilité sociale des entreprises
    De nouvelles obligations sociales et environnementales pour les entreprises en contrepartie des aides à la relance
  • Optimiser les dépenses grâce à la sobriété (enjeux économiques et financiers)
    En maîtrisant et optimisant au plus juste la taille des infrastructures informatiques, toute entreprise peut réaliser une double action positive : environnementale d’abord car en utilisant moins de serveurs cela limite les émissions de co2 liées au site internet, mais également financières car réduire la taille de son infrastructure va permettre d’améliorer la marge du produit. Une action forte en ce sens consiste à héberger ses applications web dans un environnement cloud ce qui aura pour effet de mutualiser l’usage des serveurs.

Que mettre en place ?

La Sobriété Numérique passe par plusieurs actions concrètes. Guillaume Thibaux, cofondateur de Quanta, l’explique dans cette conférence à AWS Summit en 2019 : “il y a 3 actions concrètes qui vont permettre d’allier l’intérêt économique de nos entreprises et l’intérêt écologique”. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Il s’agit de leviers directement accessibles aux gestionnaires des applications web, à savoir les CTO, DevOPS ou même les équipes marketing.
Voici ces actions :

  • La mutualisation des infrastructures sur un cloud
    Héberger son site internet sur des serveurs dédiés implique de garder constamment une marge de serveurs disponibles afin d’encaisser la charge lors de rares pics de trafic. Le résultat est que ces serveurs sont généralement sous-utilisés pendant une majeure partie de l’année. Le taux d’utilisation moyen des serveurs dédiés dans le monde est de 15% seulement, c’est un gigantesque gâchis énergétique.
    A l’inverse, la mutualisation sur le cloud permet d’ajuster au mieux les ressources allouées à l’application web.
  • L’optimisation du code et de l’architecture du site
    Amélioration du cache dans Magento, optimisation des requêtes de base de données, mise en place de Varnish, toutes ces actions permettent de réduire la charge serveur induite pour un clic sur un site. En mettant en place une véritable démarche de mesure et d’amélioration de la performance, notre partenaire Quanta nous confie que la plupart des marques accompagnées, ont divisé par deux leur besoin en infrastructure, tout en améliorant au passage la vitesse de chargement des pages du site.
  • Le choix de la localisation géographique du datacenter
    Il suffit d’aller voir le site ElectriticyMap, qui recense le taux d’émission carbone de l’électricité selon les différents pays européens, pour se rendre compte que l’impact environnemental d’un serveur hébergé en France n’est pas le même que s’il est hébergé dans un pays où l’électricité est davantage carbonée comme l’Irlande ou l’Allemagne.

Pour faciliter ces choix de sobriété, notre partenaire Quanta a développé un set d’outils permettant de mesurer l’impact carbone d’une application web en prenant en compte :

  • Le taux carbone de chacune des pages pondérées par leur fréquence de consultation par les internautes
  • Le type d’infrastructure utilisé (environnement cloud ou dédié)
  • Le pays d’hébergement de l’application

Conclusion

Au-delà des gains d’énergie réalisés, d’une image de marque plus verte véhiculée auprès des consommateurs, ces gestes simples permettent de participer réellement à la préservation de notre environnement tout en participant aux efforts de sobriété énergétique. Alors oui la situation est alarmante mais des solutions existent et il n’est jamais trop tard pour agir. Vous souhaitez mettre en œuvre une démarche de sobriété numérique pour votre ou vos sites Internet ? Nos équipes TBD-Quanta sont sur le front pour vous accompagner dans cette démarche éco-responsable.

Sources

© Made with ♥ en Provence.
en_GBEnglish (UK)